Habillement et équipement des sapeurs-pompiers

Le 14 mai 1866, le Conseil désire voir la Compagnie des Sapeurs-Pompiers complètement organisée.
Les hommes qui ont été désignés pour former le contingent de la dite compagnie objectent qu’ils n’ont pas l’intention de s’habiller et de s’équiper à leurs frais personnels.
En conséquence, le Conseil émet le vœu, après mur examen, qu’une somme de 700 fr soit mise à la disposition de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers de la commune pour subvenir à la dépense d’habillement et d’équipement et vote à titre d’impôt extraordinaire cette somme qui sera recouvrée en deux annuités égales pendant les années 1867 et 1868 au moyen de centimes additionnels au principal des quatre contributions directes.


Projet d’acquisition d’une pompe à incendie

Le 5 décembre 1858, le Président donne lecture d’une lettre de Mr le Sous-Préfet de Falaise en date du 24 novembre par laquelle il invite Mr le Maire à proposer au Conseil Municipal de délibérer sur le projet d’acquisition d’une pompe à incendie en faisant remarquer qu’il n’en existe aucune dans le Canton. Mr le Sous-Préfet déclare en même temps qu’il est disposé à faire accorder un secours à la commune pour lui en faciliter l’acquisition.
Après mûre délibération, le Conseil à l’unanimité prend les résolutions suivantes :

  • Considérant que la commune ne possède aucun revenu communal,
  • Que de nouvelles charges ont encore augmenté en chiffre de dépenses pour 1859,
  • Considérant cependant, que trois délibérations ont été précédemment prises à l’occasion de proposition d’achat de pompes à incendie par les Conseils municipaux des communes de Morteaux et de Couliboeuf en 1853. Il avait été convenu que ces communes consentaient à faire l’acquisition d’une pompe par voie d’association c’est à dire en adjoignant les communes d’Ailly, Vicques, Louvagny, Barou, etc. Celles-ci devaient être consultées à l’effet de savoir, si elles voudraient fournir leur contingent dans une dépense commune.

Le Conseil reconnaît cependant l’utilité dont profiterait la commune par la possession d’une pompe. Il y a lieu, pour ces motifs, de proposer aux communes ci-dessus désignées et même encore à d’autres de s’associer pour faire à frais communs l’acquisition d’une pompe à incendie qui les secourait toutes en cas de sinistre. Chaque contingent sera payé proportionnellement aux contributions directes des communes associées.
Le Conseil accepte avec reconnaissance le secours proposé à cet effet par Mr le Sous-Préfet et dit qu’une expédition de la présente sera adressée aux Maires des communes mentionnées.

Avant 1900, la commune pour lutter contre les incendies était dotée d’une pompe à incendie montée sur un chariot à deux roues et munie d’une hache, de lances et de tuyaux. Cette pompe pouvait être prêtée aux communes voisines moyennant rétribution pour pourvoir aux réparations et à son entretien. De plus, la commune possédait une trentaine de seaux en toile, d’une forte corde lisse d’environ 15 m de long et d’une échelle de corde de 3 m environ .
Quelques hommes de bonnes volontés, voisins de la mairie, étaient prêts à marcher en cas de sinistre moyennant une indemnité convenue.

Le 2 mars 1904, le Sous-Préfet de Falaise demande à la commune d’organiser une subdivision de Sapeurs-Pompiers. Un avis fut affiché pour inviter les personnes de la commune désireuses d’en faire partie : 15 hommes ont répondu à cet appel et ont pris l’engagement écrit de servir pendant 5 ans. Le Conseil Municipal fixe l’effectif de la subdivision à 14 hommes non compris le Sous-Lieutenant.

En conséquence, le conseil décide :

  • De faire l’acquisition d’un tambour et d’un clairon,
  • De pourvoir à l’habillement et à l’équipement de l’officier ou au cas échéant du sous-officier, des caporaux et des Sapeurs-Pompiers,
  • La commune possédant un local pour remiser la pompe, de voter l’entretien de celle-ci et de ses accessoires pendant 15 ans,
  • De voter également la solde du tambour ou du clairon dans le cas où il exigerait son salaire,
  • Il prie l’administration d’intervenir auprès du Ministre de la Guerre pour que les Sapeurs-Pompiers soient dotés de fusils et vote les frais pour les entretenir,
  • Il vote les frais de réintégrations des armes dans les arsenaux en cas de dissolution de la compagnie,
  • Il s’engage à faire l’acquisition de registres, livrets obligatoires et d’assurer tous les menus frais du bureau,
  • Une assurance à la caisse nationale est prise contre les accidents et les secours nécessaires aux pompiers.

En outre, le Conseil municipal décide d’adopter pour les Sapeurs-Pompiers la petite tenue en drap qui se compose de :

  • Une veste avec cote de mailles,
  • Un pantalon à passepoil,
  • Un képi et un casque,
  • Une ceinture de manœuvre,
  • Une cravate.

Le tout estimé à 50 fr par homme y compris galons pour cadre soit 700 fr. Il décide l’achat d’un tambour et d’un clairon (40 fr), 20 seaux en toile (40 fr)et d’une échelle à crochets pliante (60 fr).
Cette somme de 840 fr nécessaire pour l’habillement, l’équipement et le complément du matériel sera prise sur le revenu des concessions des cimetières. Une subvention de 400 fr sera demandée par l’intermédiaire du Sous-Préfet vis à vis de l’État et du Département .
Le Conseil Municipal vote la somme de cent francs pour concourir à l’habillement et à l’équipement du Lieutenant commandant la subdivision de Sapeurs-Pompiers. L’habillement et l’équipement seront la propriété de la commune. Cette délibération est transmise à Mr le Sous-le Préfet pour information et à l’intéressé qui en donnera récépissé et prendra l’engagement de s’y conformer .

Le 29 mai 1929, le Conseil prend connaissance de la circulaire ministérielle du 13 février 1929 accordant sur les fonds de l’état des subventions aux Compagnies de Sapeurs-Pompiers.
La commune considérant qu’une grande partie des uniformes et du matériel a été mobilisée en 1914 sans aucune indemnité, que des dépenses importantes sont à prévoir pour la mise en état du matériel de la Compagnie. Il estime le total de ces dépenses à la somme de 4 500 fr. Le Conseil sollicite une subvention la plus large possible. Le Maire interviendra pour que la demande soit prise en considération auprès de Mr le Comte d’Harcourt et Mr Blaisot.

Le 22 octobre 1929, le Conseil se réunit pour étudier le devis de l’équipement des Sapeurs-Pompiers. Ce devis comprend non seulement le complément d’équipement mais aussi la réfection d’une partie du matériel d’incendie devenu vétuste et incapable de rendre un bon service en cas de sinistre. Cette dépense est évaluée à 4 595 fr.
Considérant que ces réfections sont indispensables ; mais qu’en raison de charges énormes qui incombent à la commune, il ne peut y être fait en totalité et qu’aucun don n’a été fait à la commune pour cette affectation.
Le Conseil demande à Mr le Président du Conseil, Ministre de l’Intérieur, de bien vouloir accorder à la Compagnie une subvention la plus forte possible afin de lui permettre de faire face aux achats les plus urgents.
Le Conseil s’engage à mettre à la charge de la Commune la différence entre le montant du devis et la subvention qui pourrait être accordée.


Droits de vacations

Le 24 avril 1930, Le Maire lit la circulaire préfectorale autorisant la perception des droits de vacations lors de sorties des Sapeurs-Pompiers en cas d’incendie.
Une sortie de la pompe sera facturée 50 fr. En cas de fausse alerte, ces 50 fr restent dus comme indemnité aux sapeurs.
En outre, il sera alloué une indemnité de 5 fr de l’heure par pompier en service. Le temps sera compté depuis le départ de la pompe jusqu’à la rentrée au poste. Une circulaire en ce sens sera envoyée aux Maires des communes de Barou, Norrey, Beaumais et Louvagny.


Demande de défense incendie

Le 13 janvier 1939, Les communes de Beaumais et Louvagny demandent à être affiliées à la subdivision des Sapeurs-Pompiers de Morteaux-Couliboeuf conformément à la circulaire préfectorale. Celle-ci prévoit une cotisation de 1 fr par habitant plus une indemnité de 100 fr, mais avec obligation pour les pompiers de se rendre immédiatement sur les lieux du sinistre. Cette clause a dicté à Mr le Maire et au Lieutenant des pompiers leur réponse. Il est en effet impossible à la Compagnie de pouvoir faire une telle promesse et leur absence ou retard pourrait entraîner des frais si élevés que le Conseil approuve le refus d’assurer la protection incendie de ces communes. Cependant, en cas de sinistre, les pompiers se feraient un devoir de se déplacer dans la mesure de leur moyen.

Le 8 décembre 1951, le Conseil étudie l’acquisition de matériel incendie. Le Commandant de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers demande d’abord :

  • La remise en marche de l’éclairage du local,
  • Une sirène qui pourrait être installée sur les bâtiments de la gendarmerie. Elle permettrait d’alerter rapidement les sapeurs et de ce fait une intervention plus rapide en cas de sinistre. L’emplacement de la gendarmerie présenterait le double avantage d’être à peu près central et en cas d’appel de trouver toujours un répondant au cas d’appel téléphonique,
  • L’achat d’un extincteur, qui servirait pour les feux de cheminée ( il en existe déjà un ) qui pourrait être laissé au Grand-Couliboeuf,
  • A seule fin d’assurer un déplacement du matériel, des crochets seront installés sur les voitures de trois sapeurs.

Après des discussions et pour la réalisation de ces travaux et projets, le Conseil vote un crédit de 125 000 fr.

le 25 mars 1952, le Conseil décide l’achat d’une sirène. Le coût de cet achat serait de 65 000 fr. Il inscrit au budget la somme de 100 000 fr qui englobera l’achat de la sirène et la pose. Il demande à Mr le Préfet s’il serait possible d’obtenir une subvention pour l’achat de ce matériel étant donné que depuis 2 ans la commune fait un effort sérieux pour la modernisation et l’équipement de sa Compagnie de pompiers.
Après étude des différents emplacements possibles, le Conseil demande à Mr le Préfet et à Mr le Commandant des brigades de gendarmerie du Calvados de bien vouloir autoriser la commune à installer la sirène sur le toit de la gendarmerie. Cet emplacement, outre l’avantage qu’il présente d’être situé au centre de la commune, permettrait aux gendarmes d’être avisés en même temps que les pompiers du lieu du sinistre et d’agir dans les meilleurs délais.
Quand la sirène sera installée, une indemnité de 2 000 fr sera attribuée au brigadier de gendarmerie (avec majoration si nécessaire) à prendre sur le crédit pompier. Pour le bon fonctionnement de la sirène, une sonnerie d’entretien de 15 secondes sera faite tous les dimanches à 12 heures.

Le 12 février, étant donné la nécessité pour le corps des Sapeurs-Pompiers d’être dotée d’une voiture automobile, le Conseil, sur proposition du Commandant, décide l’achat d’une voiture “jeep” pour le prix forfaitaire de 340 000 fr et autorise le Maire à traiter de gré à gré avec un garagiste de Cauvicourt.

En janvier 1975, le Chef de Corps fait part de la démission des Sapeurs-Pompiers. L’arrêté de dissolution est transmis au Préfet du Calvados.

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